St. John's Passion by J. S. BACH (Johannes Sebastian Bach) Oratorio put integrally in scene (first time in the world) like an Opera by Mario Feroce and directed by Jean-Claude Malgoire and La Grande Écurie et la Chambre du Roy

 

 

 

 

ANGE PRODUCTEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Claude Malgoire
En 1966, Jean-Claude Malgoire fonde, avec des amis musiciens qui, comme lui, s'interrogent sur "l'authenticité" de l'interprétation de la musique des XVIIème et XVIIIème siècles l'orchestre La Grande Écurie et la Chambre du Roy.
A ses talents d'instrumentiste viennent s'ajouter désormais ceux de chef d'orchestre, de musicologue, d'animateur de théâtre et d'ensemble vocal.
Il est invité en France et dans le monde entier par les grandes maisons d'opéra ou les orchestres symphoniques réputés, pour diriger non seulement les oeuvres des XVIlème et XVIIIème siècles mais aussi Beethoven, Schubert, Mendelssohn, Wagner, Stravinsky...
En 1981, Jean-Claude Malgoire prend la direction de l'Atelier Lyrique de Tourcoing, bien déterminé à élargir le répertoire lyrique traditionnel. Les productions se succèdent Montezuma, le pasticcio élaboré par Jean-Claude Malgoire sur des musiques de Vivaldi, reste l'événement de l'année 1992, couronné par la Victoire de la Musique pour son enregistrement au disque. Les Vêpres pour la Nativité de la Vierge de Vivaldi et l'Orfeo de Gluck présenté au Festival d'Aix figurent parmi les concerts importants de 1994, ils ont fait l'objet d'enregistrements au disque très remarqués.
En 1996 il engage un nouveau pari: la Trilogie Mozart/Da Ponte (Le Nozze di Figaro, Don Giovanni, Così fan tutte), à l'Atelier Lyrique de Tourcoing, dans une mise en scène unique de Pierre Constant, récompensée par le prix de la critique. L'année 1996 s'est ouverte avec Falstaff de Salieri, suivront l'Orfeo de Gluck à Barcelone et Nice, et la reprise de la Trilogie Mozart/Da Ponte au Théâtre des Champs-élysées et en tournée. L'enregistrement de cette version des trois opéras de Mozart vient de paraître en coffret CD chez Astrée Auvidis.


La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Fondé en 1966, par Jean-Claude Malgoire, cet ensemble instrumental s'inscrit dans une tradition qui remonte à François ler. La Grande Écurie réunissait "ceux qui font grande noise" (trompettes et tambours) alors que La, Chambre du Roy rassemblait "ceux doux à ouyr" (hautbois et violons). Attaché d'abord au répertoire des oeuvres instrumentales des XVIIe et XVIIIe siècles, l'orchestre aborde, dès 1974, l'opéra avec Lully, Rameau puis Haendel, Charpentier, Monteverdi.
Son 25ème anniversaire est marqué par les deux Alceste, de Lully et de Gluck, au Théâtre des Champs-Elysées, Les motets de Campra à la Chapelle Royale de Versailles, Admeto de Haendel à l'Opéra Comique. Depuis sa création, l'ensemble a donné plus de 1.500 concerts dans le monde entier, à son actif également de nombreux disques (près de 100), dont plusieurs sont des premiers enregistrements (Rinaldo de Haendel, Alceste de Lully ou La Vêpres Solennelles de M.A.Charpentier ... ).
Parmi les enregistrements récents figurent Montezuma, un pasticcio de Vivaldi pour lequel Jean-Claude Malgoire a reçu la Victoire de la Musique 1992, Les Vêpres de la Nativité de la Vierge de Vivaldi qui ont obtenu le prix de l'Académie du disque lyrique, Orfeo à Euridice de Gluck présenté au Théâtre des Champs-Elysées, à Brest et au Festival d'Aix en Provence en juillet 1994. Jean-Claude Malgoire et La Grande Écurie et la Chambre du Roy participent régulièrement aux festivals (Aix, Saint-Denis, Ambronay, La Chaise-Dieu, Versailles, Montpellier, Sarrebourg, Lourdes ... ).
La saison 94-96 s'est ouverte avec une partition méconnue en Europe: la Messe de Sainte Cécile du brésilien Nunes Garcia. En 95, elle participe à l'événement majeur de la saison : la Triologie Mozart/Da Ponte sous la direction de Jean. Claude Malgoire reprise en 96-97 au Théâtre des Champs Élysées et en tournée. L'enregistrement de cette version des trois opéras de Mozart vient de paraître en coffret CD chez Astrée Auvidis.

La Formation

Le Choeur Régional Nord - Pas de Calais Domaine Musiques
Après quelques expériences probatoires en 1979 et 1980, notamment avec l'Orchestre National de Lille, Pierre Host crée le Choeur Régional en décembre 1981.
Jean Bacquet en assure depuis lors la direction artistique et donne les grandes partitions du répertoire : Passion selon Saint Jean, Passion selon Saint Matthieu et Magnificat de Bach, Le Messie de Haendel, le Requiem de Mozart, le Requiem de Fauré et le Gloria de Poulenc.
Il faut encore citer des oratorios et messes de Marc-Antoine Charpentier, des opéras de Rameau et de Mozart, La Clémence de Titus, Così, fan tutte, les Noces de Figaro, Don Juan, sans omettre les oeuvres contemporaines de Maurice Ohana et Luis de Pablo, par exemple. Les cent trente chanteurs, tous fervents amateurs, trouvent au sein du choeur les moyens d'enrichir leur formation vocale et leur culture musicale, en particulier grâce au contact des chefs qu'ils rencontrent : Jean-Claude Casadesus, Jean-Claude Malgoire, Henri Vachey, Valentin Kojin, Bruno Amaducci, Patrick Baton, Henri Gallois, José Aquino, Maxim Chostakovitch entre autres. Au programme de sa saison 19941996 le Requiem de Mozart dirigé par Jean-Claude Malgoire ; Berlioz, Dvorak, Parry, au Festival de Canterburry dirigé par AI Deller ; deux cantates de Berlioz avec Jean-Claude Casadesus, à l'Opéra de Lille, le diptyque japonais mis en scène par Robert Wilson ; L'Enfance du Christ de Berlioz avec P. Vigneron ; Don Giovanni et Così fan tutte de Mozart avec Jean-Claude Malgoire, le Requiem de Verdi sous la direction de Jean-Claude Casadesus.

La Formation


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La Grande Écurie et la Chambre du Roy
1er violon : Florence Malgoire

Violons : Joëlle Azoulay, François Gasnier, Jean Maillet, Andrée Mitermite, Alain Pegeot, Jean-Daniel Rist, Alain Viau

Altos : Jean-Luc Thonnerieux, Hélène Suignard

Violoncelles : Sylvette Gaillard, Andréa Fossa Contrebasse: Michaël Greenberg, Andréa De Carlo

Flûtes : Amélie Michelle, Jocelyn Daubigney

Hautbois : Christophe Mazeaud, Daniel Dehais

Basson : Riccardo Rapoport

Viole de gambe : Christine Plubeau

Luth : Cristina Pluhar

Orgue : Gifles Harlé

Chefs de chant : Arnaud Pumir, Gilles Harlé, Alain Altinoglu, Sophie Retaux

Régisseur : Eric Krins


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Choeur Régional Nord-Pas de Calais Domaine Musiques
Fidèles : Francine Beauvillain, Cécile Beuzon, Eric Coeln, Bertrand Delle, Hélène Leuridan, Pierre Levèque, Michel Picavet, Sylvane Secq, Yves Secq, Jacqueline Vicente, Bernadette Willem, Renaud Wittouck.

Pharisiens : Françoise Bonte, Virginie Chevalier, Micheline Chevallier, Annie Détour, Eric Deltour, Alain Desmarets, Olivier Desmons, Maryse Dumont, Colette Eteve, Joël Fonfrede, Michèle Gaudefroy, Marie-Claude Lefévre, Denis Peyrat Christine Picavez, Serge Pollet, Nadia Tavernier, Selvam Thorez.

à l'Orgue : Jean-Claude Beauvillain, Marie-Hélène Blondeau, Damien Boussekey, Thierry Caron, Gilbert Carre, Jacques Cotelle, Ghislaine Couplet Bernard Croenne, Danièle Croenne, Maurice Deleforge, Roland Feneyrou, Guy Goulois, Hélène Herlent, France Homon, Jean-Claude Homon, Claude Lagache, Lamidey Christian, Michel Lemoine, Claude Lestavel, Thérèse Letiers, Béatrice Poupard.

Figurants : Emilie Desbonnet, Alexandre Fried, Valentine Lecomte, Alexis Noël Guillaume Noêl, Bertrand Rapp, Olivier Vanhalst.

Marionnette du coq : Rocolo Band

Remerciements : La Métaphore, Le Fresnoy, La Rose des Vents, Lille Grand Palais, le CRRAV, les services municipaux de la Ville de Tourcoing, Monsieur Facques, La Paroisse Notre Darne des Anges.

J'étais encore un enfant lorsque je fis ma première rencontre avec la Croix sur les terres brûlées de Sicile. Elle surgissait du sol, tel un arbre indigent et néanmoins majestueux. Ce jour j'apprenais toute la valeur que ce symbole représenterait dans ma vie et ma carrière. Mille interrogations traversaient mon esprit : pourquoi cet homme était ainsi humilié, pourquoi cette souffrance soumise, cette nudité, pourquoi tout ce sang.
La réponse tarda à venir.
Plus tard, dans les églises, ce qui attirait le plus mon attention, n'étaient point les sermons ou les rituels : si je levais les yeux au ciel, je me perdais de longues heures à contempler la majestueuse architecture engendrée par des hommes minuscules, dont la foi pouvait être tellement immense. La même foi infinie animait les peintures qui me questionnaient sur la puissance des couleurs à donner forme au divin.
Et cette femme, toujours aux pieds de la Croix, pourquoi autant de souffrance dans ses yeux, dans sa bouche sans verbe ? C'est tout cela qui a motivé, en moi, cette Passion : la peinture du Véronèse, la puissance de la Croix, la souffrance de cette mère.
Cette mère souffrait plus que tous les autres personnages ! Jésus savait ce qui lui arrivait, il l'avait même voulu (craint, mais voulu). Comment aurait-elle pu accepter ce qui lui arrivait ?
Il n'y a rien de pire que de perdre ses enfants... l'homme n'a même pas été capable de trouver des mots pour l'exprimer... il n'existe pas d'antonyme à "orphelin". Je désire parler de cette souffrance, plus que de la vision purement spirituelle de l'oeuvre.
Cette souffrance est commune à toutes les religions, à tous les peuples. Grâce à elle seulement, nous pourrons parler de spiritualité utilisant enfin le même langage.
C'est par cette scène que j'ai décidé de commencer mon étude de la Passion.
Ce "Stabat Mater" était pour moi, le point de départ essentiel pour pouvoir me mettre au service de Bach et de sa musique.
L'Aria "Es ist vollbracht", par sa nature hautement dramatique, après le dernier soupir de Jésus, par sa structure ABA très marquée, souligne, à mon sens, la dualité du rôle de Marie : mère affligée, mais dans l'abnégation face à la requête Divine. C
ette dualité, j'ai voulu la voir sur scène. Un autre point de force de la Passion est la trahison de Pierre que j'ai voulu juxtaposer à celle de Judas. "Ach, mein Sinn", dans sa fougue tourmentée, me semblait rendre à la perfection cet état d'âme.

Mario Féroce


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Mario Féroce - MISE EN SCÈNE, DÉCORS et DRAMATURGIE
Né à Syracuse, Mario Féroce a été élève du soleil et de la passion d'Italie. Son parcours est peu ordinaire : il débute sa carrière avec le piano Jazz, poursuit avec la flûte à bec et la musique de la Renaissance, aboutit dans les classes de basson, composition et d'art dramatique du Conservatoire de Trieste.
Son acharnement dans le travail le fait franchir très rapidement toutes les étapes qui le conduiront à Paris pour se perfectionner avec Maurice Allard. Il donne des récitais et des concerts de musique de chambre en Italie, France et ex-Yougoslavie.
Simultanément, il affronte la direction d'orchestre avec Pierre Dervaux et Franco Ferrara. Peu de temps après un évènement bouleverse sa vie : la rencontre avec Carlo-Maria Giulini qui métamorphose en lui, l'homme plus que le musicien. L'impossibilité d'égaler son maître, pousse Mario Féroce à "vivre" la musique à travers la mise en scène.
Il assiste Pier-Luigi Pizzi dans La Traviata de Verdi, donnée à Monte-Carlo, pour la reprise à Messina avec Roberto Alagna. En outre, a eu le plaisir de travailler avec des personnalités telles que Margarita Wallmann, Luciano Pavarotti, Julia Migenes, Ruggero Raimondi, etc... Il met en scène son adaptation de Jonathan Livingstone le Goéland au théâtre Lino Ventura de Nice ainsi que La Cantatrice Chauve de Ionesco, le Tartuffe de Molière et La voir Humaine de Cocteau. A Prague, a met en scène Così fan tutte de Mozart.
Pour le cinéma, il tourne plusieurs documentaires et courts-métrages de fiction dont "Crise de Foi...e !", remarqué au festival de Nevers et de Clermont-Ferrand.
Il écrit le livret pour l'opéra The Factory, satire du monde scientifique face à l'univers animal.
La rencontre avec Jean-Claude Malgoire marque l'accomplissement d'un rêve vieux de dix ans : la mise en scène de la Passion selon Saint Jean de Johann Sébastian Bach.

Patricia Rozario
Née à Bombay, Patricia Rozario a fait ses études avec Walter Gruner à la Guildhall School of Music de Londres où elle obtint une médaille d'or, puis avec Vera Rosza. Elle a aussi étudié au National Opera Studio, et suivi des master-classes avec Pierre Bernac et Hans Hotter. Patricia Rozario est considérée comme l'une des meilleures sopranos de la nouvelle génération. Elle donne des récitals très prisés dans toute la Grande Bretagne. En concert, Patricia Rozario se produit dans un très large répertoire avec les formations et les chefs les plus prestigieux. IVème de Malher avec le Royal Philharmonie Orchestra sous la direction d'Ashkenazy, Requiem de Mozart sous la direction de J.E. Gardiner, Messe en Si, Oratorio de Noël Magnificat de Bach avec l'Orchestre de Halle, Messie de Haendel sous la direction d'Andrew Parrott, Passion selon St Jean de Bach avec l'Academy of Ancient Music sous la direction de Christopher Hogwood, Messe en ut mineur de Mozart pour la télévision française sous la direction de Théodore Guschlbauer à Strasbourg, Requiem de Fauré et 3ème symphonie de Gorecki sous la direction de David Aterton à Hong Kong. Dans le domaine de lOpéra, Patricia Rozario chante surtout le répertoire baroque et classique, elle a, entre autres, été Pamina de la Flûte Enchantée, Belinda de Didon et Enée, Ilia d'Idomeneo (pour Glyndebourne), Zerline au Festival dAix en Provence, Romilda dans Xerxès de Haendel au Festival d'Innebruck, et à l'Opéra des Flandres. Patricia Rozario a également une activité très importante en musique contemporaine elle a créé Golem de Caske, Mary of Egypt de Tavener, ainsi qu'Innocence du même compositeur dont elle a également enregistré un volume de mélodies. Sa discographie est abondante.


Nora Gubisch
Née en 1971, elle débute très jeune ses études musicales et entre à la Maîtrise de Radio France ; dans ce cadre, et pendant quatre années, elle chante sous la direction de chefs prestigieux (Seiji Ozawa, Marek Janowski, Nello Santi, Lorin Maazel ... ). A la suite de ses succès au Conservatoire, elle obtient un Premier Prix et les Médailles d'Or de piano ainsi que de lecture, musique de chambre, analyse et formation musicale. En 1988, elle commence à étudier le chant et elle obtient à 24 ans un Premier Prix au Conservatoire de Paris. Elle a également étudié avec Gabriel Bacquier et Vera Rozs, elle est Lauréate de l'Académie Maurice Ravel en 1994. En 1996, elle est engagée par le Festival de Saint-Céré (rôle de la Troisième Dame dans La Flûte enchantée. Elle donne des récitals et des concerts de mélodies et de lieder à la Salle Pleyel à Paris, à Reims ainsi qu'à Pierrefonds. En 1996, elle participe à la création d'un opéra contemporain C'est la faute à Werther ainsi qu'aux Schubertiades avec Gérard Caussé et Alain Marion. Elle chante le rôle-titre de Juditha Triumphans de Vivaldi à l'Opéra de Lille et à l'Opéra Comique sous la direction de Jean-Claude Malgoire. Sous la direction de Sir Colin Davis, elle interprète le rôle de la mezzo dans Roméo et Juliette de Berlioz à Paris, Copenhague et Rimini et devant son succès, elle le reprendra en 1998. Elle sera la messagère dans Orfeo de Monteverdi, la troisième dame dans La Flûte enchantée au Capitole de Toulouse, la nourrice dans Eugene Oneguine à l'Opéra de Nancy et Carmen de Peter Brook à Gordes, En 1998, elle chantera le martyr de Saint-Sébastien à Hambourg et Sonietka lady Macbeth de Mtsensk à Nantes.


Serge Goubioud
Ténor et haute-contre à la française, Serge Goubioud débute le chant en 1989 auprès de Paul Colleaux. Il fait ses débuts sur scène avec l'ensemble Musique XVIIIème de J.C. Friche au Festival de Dijon pour la création des Indes Galantes de Rameau dans sa version de, chambre, qui sera redonnée aux festivals d'Ile de France et de Lanvellec l'année suivante. Aux festivals d'Anvers et d'Utrecht, il chante et joue dans la Comedie Madrigalesque dirigée par Denis Raisin Dadre (août 96, production du Festival d'Ambronay). En automne 95, il interprète les airs de haute-contre dans le Roi Arthur de Purcell au Festival de Pontoise, sous la direction de Hervé Niquet. En avril 1996, lui est confié son premier rôle d'évangéliste dans La Passion selon Saint Jean de Bach. Depuis 1994, Serge Goubioud se produit régulièrement au sein du Concert Spirituel d'Hervé Niquet ainsi qu'avec Denis Raisin Dadre et l'Ensemble Doulce Mémoire. Il travaille également avec l'Ensemble Jacques Moderne, l'Ensemble Akadémia, l'Ensemble Vocal de Nantes, Le Parlement de Musique, La Grande Écurie et la Chambre du Roy. Serge Goubioud est membre du studio Baroque de Versailles.


Patrick Ringal-Daxhelet
Après avoir étudié le chant avec Paule Daloze, à s'est perfectionné avec Noélle Barker de la Guildhall School de Londres. Il a remporté le Concours International d'oratorio et de lied de Clermont-Ferrand, ainsi que celui de Finale Ligure. Il est soliste à l'Église des Minimes de Bruxelles depuis 1990 où a chante des Cantates de Bach sous la direction d'Adrian Knott et Jacques Vanherenthals. Il apprécie la mélodie française et tout particulièrement Poulenc, ceci lui a permis de créer son propre spectacle : Albert à l'Espace Delvaux avec Jean-Pierre Moemaers. Il a participé à des créations comme Pension pour chiens au Théâtre 140, Bi d'Alain Gilbert (spectacle pour percussions et voix), et Mathilde opéra en un acte de Samir Bendimered, sur un livret de Catherine Simon, création mondiale le 17 janvier 1996. Il a été sélectionné par la Britten Pears School for Advanced Musical Studies pour chanter Plutone dans l'Orfeo de Monteverdi au Aldeburgh Festival 1993 sous la direction de Anthony Rolfe Johnson. Dernièrement il a chanté le rôle de Pan dans le Malade Imaginaire dirigé par Louis Devos mis en scène par Armand Delcampe. La Barca di Venetia per Padova dirigée par Florian Heyerick mise en scène par François Vaneeckhaute, le rôle de Polichinelle dans Atis Travesty et celui dAdmète et de Caron dans Alceste avec les Menus Plaisirs du Roy dirigés par Jean Luc Impe. Avec La Grande Écurie et la Chambre du Roy il a interprété Straton et Caron dans Alceste de Lully sous la direction de Jean-Claude Malgoire. Enfin, il est soliste à l'Opéra-Studio, de la Monnaie où a tient le rôle de Sarastro dans Par la flûte enchantée pour la saison 96/97.


Philippe Roche
Il débute l'étude du chant dans la classe de Jocelyne Chamonin. Puis, à poursuit son cursus au CNR de Paris où à suit les cours de Jacques Bona et Michel Laplénie. Soucieux de se perfectionner dans le répertoire de la musique ancienne, à entre en 1996 au Studio Baroque de Versailles où il travaille avec Rachel Yakar et suit les MasterClasses de J.C. Malgoire, S. Kuijken, H. Crook, G. Lesne, C. Rousset...
Philippe Roche participe régulièrement aux activités de plusieurs ensembles vocaux (A Sei Voci, le Parlement de Musique, Sagittarius, Akadémia .. ). Il se produit également comme soliste d'oratorio notamment sous la direction de JeanClaude Malgoire, Hervé Niquet ou Jean Walter Audofi dans un répertoire aussi bien baroque que classique et romantique.
En 1995, il est le major Laing dans la recréation de Temboctou de François Bernard Mâche à l'opéra de Massy. En 1996, il interprète Lycomède et Pluton dans Alceste de Lully au festival d'Am bronay et à l'Arsenal de Metz sous la direction de J.C. Malgoire


Jean Louis Georgel
Il commence ses études musicales au Conservatoire National de Région de Strasbourg en classes d'orgue et de chant. Titulaire de la licence de Musicologie de l'Université des Sciences Humaines de Strasbourg, il poursuit ses études de chant auprès de Louis Bronner et suit divers enseignements à Frankfurt, Lyon et Paris. Il travaille auprès de Rachel Yakar au Studio Versailles-Opéra sous la direction de Marc Minkowski de 1993 à 1996. Voix d'Or catégorie mélodie, 2ème prix d'opérette à Béziers en 1989. Jean Louis Georgel appartient à des formations prestigieuses de façon régulière ou ponctuelle A Sei Voci, Le Parlement de Musique, Le Concert Spirituel, Musicatreize, La Chapelle Royale, Le Collegium. Vocale, Les Jeunes Solistes et bientôt l'ensemble Clément Janequin avec lequel il aborde un vaste répertoire allant du XVe siècle au XXe siècle avec de nombreuses créations contemporaines. Jean Louis Georgel a interprété différents rôles Baiocco et Serpilla intermède de C. Sodi avec Y. Repérant en 1989, Alcide, Pluton, Licomède dans Alceste de Lully avec J.C. Malgoire et J.L. Impe, Enée dans Didon et Enée de Purcell à Besançon en 1996, Une Éducation Manquée d'B. Chabrier avec R. Delage. Il crée plusieurs ouvrages contemporains L'Herbe Rouge de J.C. Ronfort, Casta Diva de P. Guiral. Il participera bientôt avec C. Rousset à la récréation de La Didone de Cavalli, sera Sander dans Zémir et Azor de Grétry à Nantes, sera le Minotaure dans Ariane de Martinu à l'Opéra du Rhin. Il participe à de nombreux concerts cantates et Pensions de J.S. Bach, Requiem de Brahms, Fauré, Mozart Duruflé, Poèmes de S. Oenna de G. Pesson avec D. My puis B. Desgraupes, création de F. Paris à l'IRCAM avec P.A. Valade. Il Actionne particulièrement le Lied et la Mélodie qu'il cultive en particulier avec F. Verry pianiste et pianofortiste. Parmi ses nombreux enregistrements, citons Hippolyte et Aricie de Rameau dans les rôles de Mercure et Arcas. Sa discographie est importante.


Simon Edwards
Il a poursuivi ses études de chant en France au Centre Polyphonique d'Ile de France et au Conservatoire Mozart à Paris avec Denise Aignerelle. Il a travaillé avec la Chapelle Royale sous la direction de Philippe Herreweghe Israël en Egypte et l'Allegro de Haendel au Théâtre des Champs Elysées et au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, avec les Musiciens du Louvre Non et Enée et Acis et Galatée. Avec La Grande Ecurie et la Chambre du Roy sous la direction de Jean-Claude Malgoire, a a chanté dans de nombreux concerts. En 1992, Simon Edwards a effectué une tournée en Italie avec l'Orchestre Baroque de Halle dans le rôle titre de Jephta de Haendel et 1 a chanté le rôle de Septinius dans Théodora de Haendel avec la mime formation dans le cadre du festival de Bad Kissingen (Allemagne). Il a participé à la tournée des messes de jeunesse de Mozart sous la direction de Christophe Coin en octobre 1994. Récemment il a interprété le rôle de Peter Quint dans Le Tour d'Ecrou de Britten et le rôle du Diable dans Le Diable Boiteux de Jean Françaix. Parmi ses récents engagements, citons Vincent dans Mireille de Gounod à Montélimar et Ferrando de Così fan tutte de Mozart en tournée, ainsi que sa participation au spectacle L'Arlésienne de Bizet donné au Théâtre de l'Idéal de Tourcoing avec J.C. Malgoire en janvier 1994. Pendant la saison 94-95, Simon Edwards a retrouvé J.C. Malgoire pour Don Giovanni et Così fan tutte de Mozart. Il a participé à l'émission "Musiques au Cœur" en novembre 1994. En décembre 1996, il chanta Fadinard dans Le Chapeau de Pa& d'Italie de Nino Rota mis en scène par P.L Pizzi à l'Opéra de Nice et le Comte Almaviva dans Le Barbier de Séville à l'Opéra Comique en mars 1996. En 96-97, reprise de la Trilogie Mozart/Da Ponte.

Mario Feroce - DECORS
Voir la Mise en Scène.

Marie-Claude Garcin - COSTUMES
Depuis une vingtaine d'années, Marie?Claude Garcin est une fidèle des équipes qui accompagnent, dans l'ombre, les créations mêlant théâtre, musique et danse. Ses spécialités : l'habillage, la retouche l'entretien, la régie des costumes et parfois, l'assistance des costumiers et des décorateurs. D'une manière générale elle n'a jamais hésité à s'embarquer dans les équipes de sauvetage en pleine mer, genre galère force 9, avec pour capitaines Patrice Cauchetier, Pierre Dias, Isabel Echarri et Diégo Etcheverry, Rudi Sabounghi, Françoise Tournafond, par exemple. Les artistes directeurs lui sont également fidèles Jean?Claude Malgoire et l'Atelier Lyrique de Tourcoing pour la majorité de leurs créations et tournées depuis dix ans ; auparavant Pierre Barrat et l'Atelier du Rhin pour une quinzaine de créations aux belles années du théâtre musical, mais aussi aujourd'hui, les compagnies de danse baroque et notamment les Fêtes galantes de Béatrice Massin et l'Eventail de Marie?Geneviève Masse.


Jacky Lautem - LUMIÈRES
Il a créé en France et à l'étranger, les éclairages de nombreux spectacles de théâtre, d'opéra ou de danse mis en scène par Gildas Bourdet, Jorge Lavelli, Bernard DebrouX, Ariel Garcia Valdès Jean?Paul Lucet, Richard Dembo, Jean?Louis Martinoty, François Raffine, Kilina Crémona, Pierre Boutron, Jos Verbist, Patrice Kerbrat. Il a récemment réalisé la création des éclairages de Adam et Eve mis en scène à Marseille par Gilda Bourdet au Théâtre National de la Criée ainsi que ceux de Molly S mis en scène à Paris par Jorge Lavelli au Théâtre National de la Colline et Fatsoen mis en scène à Bruxelles par Jos Verbist ai Théâtre Royal Flamand.

Véronique Désir - MAQUILLAGE et COIFFURE

Équipe technique
Directeur technique : Joèl Provensal

Régie générale : Daniel Mercier, José Froment

Équipe technique de l'Atelier Lyrique de Tourcoing : Bertrand Mahé, Slimane Khelifa, Colette Dhalluin, Christian "eu.

Équipe technique du Théâtre Municipal de Tourcoing : René Blairon, Patrick Duquesnoy, Gilles Lescroaert Christian Debaisieux, Francis Delnaisse, Philippe Chevraux, Gifles Thibault.
Et l'équipe d'Arcane.

Costumes, habillage : Marie-Claude Garcin, Jeannine Cérédé, Yvelyne Liagre, Georgette Brabant

Régie musicale : Grégory Voillemet

Régie sous-titrage : Eve Testart

Maquillage et coiffure : Véronique Désir


SEMAINES CHORALES 97
DIRECTEUR ARTISTIQUE : JEAN CLAUDE MALGOIRE

Johann Sebastian Bach
La Passion
selon Saint Jean
Direction musicale : Jean Claude Malgoire
Scénographie : Mario Féroce
Costumes : Marie Claude Garcin assistée de Jeannine Céréde
Lumières : Jacky Lautem

Évangéliste : Serge Goubioud, ténor
Marie-Magdalene : Patricia Rozario, soprano
Marie : Nora Gubisch, mezzo
Jésus : Patrick Ringal Daxhelet, baryton basse
Pierre : Jean Louis Georgel, baryton
Pilate : Philippe Roche, basse Judas,
Judas : Simon Edwards, ténor

Choeur Régional Nord - Pas de Calais - Domaine Musiques (dir. : Jean Bacquet)
Chef de chœur : Me Deltour La Grande Écurie et la Chambre du Roy


Tourcoing
Église Notre Dame des Anges
Vendredi 21 mars 1997 et Samedi 22 mars 1997 - 20h


ATELIER LYRIQUE DE TOURCOING
RÉGION NORD - PAS DE CALAIS

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La Passion selon Saint Jean
(BWV245)
Créée aux vêpres du Vendredi saint 7 avril 1724, en l'église Saint Nicolas de Leipzig. "Jésus savait maintenant tout ce qui allait lui arriver" En composant des passions pour la Semaine Sainte, Bach, ne faisait qu'obéir à une tradition qui remontait au XIIe siècle.

Il y eut d'abord des passions psalmodiées, puis des passions-motets. Enfin le motet se transforme en cantate. Avec Bach, toute la gamme des sentiments humains trouve sa place dans la passion, rien de rigide dans la construction de l'oeuvre où tout est laissé au gré du compositeur.

Celui-ci s'en fient au livret et la passion devient une sorte d'opéra sacré. L'oeuvre suit le récit de l'évangéliste saint Jean (18, 1940 et 19, 1942) mais Bach y ajoute deux passages de Saint Matthieu notamment le récit du tremblement de terre. Le cantor reprend également dans le livret des poèmes tirés d'une passion de Brockes (1680-1747) et des textes d'une autre de Postel (1658-1706) ainsi que des poèmes de Weise (1642-1708).

Dans la composition de son oeuvre, Bach a donné un relief tout particulier aux choeurs de la foule (turba) en délire, à ses cris et ses vociférations, une foule où se mêlent le peuple, les soldats, les sbires, les valets et les dignitaires ecclésiastiques de haut rang. L'impétuosité dramatique, "le vérisme", la véhémence de l'engagement caractérisent La Passion selon Saint Jean.

Nord Eclair 23 Mars 1997

La Passion a foison...
JÉSUS, Marie, Joseph !... Par tous les saints du paradis, quelle belle Passion ! Une Passion dense, intense, à la musique diserte. On nous avait laissé entendre que "la Saint Jean" par la Grande Écurie serait le clou de ces Semaines Chorales. Le mot n'était pas trop fort : le public s'est littéralement trouvé cloué d'émotion par cette œuvre palpitante comme un cœur. Cloué comme un papillon dans la vitrine d'un collectionneur de lépidoptères.
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Ceux auxquels on ne la fait plus, les blasés qui connaissent la partition sur le bout des ongles, qui sont capables de fredonner dans leur salle de bains, chacun des récitatifs de l'Évangéliste ou encore l'aria "es ist volbracht", tout aussi commotionnés que les autres, étaient au bord des larmes.
Émotion que savent si bien faire partager, à chacun de leurs rendez-vous avec les grands compositeurs, Jean-Claude Malgoire et ses musiciens.
La mise en scène de Mario Féroce est on ne peut plus sobre, au point même d'en paraître austère. Elle s'efface devant le Mystère, derrière le supplice et la résurrection de l’Homme.
Humblement, Mario Féroce a accepté de se laisser porter par le sujet, concevant chacun de ses tableaux brossés à la façon des maîtres du cinquecento vénitien, comme une illustration et non comme une démonstration du sacré, comme une lecture imagée de la musique.
Une illustration si précise qu'on en oublie aussi que l'entrée de Notre-dame des Anges, dépourvue de cintres se prête mal aux mille et une subtilités et contingences théâtrales.
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La même humilité chez les solistes. Et pourtant, cette Passion BWV245 aura rassemblé autour de la croix une incomparable brochette de talents : Serge Goubioud (l'Évangéliste), Patrick Ringal Daxhelet (le Christ), Jean-Louis Georgel (Saint Pierre), Philippe Roche (Ponce Pilate), Simon Edwards (à la fois ange et Judas), Patrizia Rozario, (Marie-Madeleine), Nora Gubish (la Vierge Marie). Tous nous ont semblé adopter à l'égard de la passion, une retenue proche de la vénération.
Acteur principal de ce spectacle-miracle, le Chœur Régional Nord Pas-de-Calais subdivisé comme une Trinité en trois ensembles : celui des pharisiens, celui des disciples et, niché près de l'orgue, celui des témoins.
Apportant chacun de leur côté à cette interprétation-illustration toute la verve et toute la fougue requises. Un moment fort. Comme si cette Passion se situait aux confins de l'indicible, juste à la ligne de démarcation où le temps comme la cigogne, suspend son pas et donne l'impression de devenir un morceau d'éternité. Le public s'il n'avait pas été sans voix aurait sans doute entonné un "Magnificat"...
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Joël Cottrant